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Il a dit:

"Le rôle du président de la République, c'est de penser à tous les français au lieu de penser à son camp" François Bayrou

 

"J'ai un rêve, le rassemblement du peuple français, comme l'avait fait le général à la libération et en 1958 !" François Bayrou

 

"Je suis persuadé qu'on peut faire travailler ensemble des socialistes ouverts, des gaullistes, autour d'une force du centre qui assumera elle aussi sa personnalité" François Bayrou

 

"Aujourd'hui, l'intérêt vital du pays exige de dépasser, au moins pour un temps, le clivage entre la droite et la gauche, et de retrouver les principes de la République" François Bayrou

 

 "Je serai le président qui mobilisera les ressources de notre grand pays. Je serai le président qui réunira les français pour les faire vivre ensemble au lieu de les opposer.

Quand les choses vont mal, un peuple divisé est impuissant, un peuple réuni peut tout. C'est maintenant que cela va se décider" François Bayrou

 

 

 

 

 

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Gaullisme

Dimanche 25 février 2007

Interview de Jacques Chaban Delmas par Georges Suffert, présidentielle 1974.

Georges Suffert:
Mr Chaban-Delmas la situation est bizarre, votre principal adversaire est Mr Valérie Giscard D'Estaing, il était votre ministre des finances au moment où vous jetiez les bases de ce que vous appelez la nouvelle société. Ma question sera simple si c'est un conservateur comment ce fait-il que vous ne vous en êtes pas aperçu plutôt ? Et si c'était l'un de vos collaborateurs comment est-il devenu un conservateur ?

Jacques Chaban Delmas: Mr Suffert, à l'époque comme vous dîtes j'étais 1er ministre et Mr Giscard D'Estaing était mon ministre des finances et c'est moi qui tranchais et il a très correctement tenu compte de mes décisions, c'est pas une question d'homme en réalité il se passe depuis une quinzaine de jours en France un phénomène très important et très grave Mr Giscard D'Estaing est entrain de ressusciter la droite. Alors elle est badigeonnée, elle est ripolinée elle a l'air d'avoir l'âge de son champion alors qu'en réalité elle a l'âge de son ministère. Et alors il se passe ceci, c'est qu'elle se dresse en forteresse d'un côté d'où un antagonisme et c'est la qu'est le danger.

Le général de Gaulle avec son génie avait absorbé cette droite enfin, disons qu'il l'avait neutralisé et voila que Mr Giscard D'Estaing la ramène en pull over.

J'ai vu hier l'affrontement entre Mr Giscard D'Estaing et Mr Mitterrand c'était vraiment l'opposition des classes l'une contre l'autre et c'est précisément ce que le gaullisme a su éviter et c'est ce qu'il faut coute que coute éviter et c'est pour cela que je suis candidat.

Georges Suffert: Oui mais si vous arrivez avant Giscard D'Estaing au 1er tour vous allez exactement vous trouver dans la même position que lui aujourd'hui c'est à dire classe contre classe.

Jacques Chaban Delmas: Pas du tout Mr Suffert pas du tout ! On dit "le gaullisme n'intéresse plus personne" ou on dit "le gaullisme a été confiscé par l'état UDR" quelle plaisanterie. Qu'est ce que c'est le gaullisme ? C'est un effort de rassemblement national pour lutter contre le danger dominant. En 1940 le danger dominant c'était l'occupant. En 1958 le danger dominant c'était l'état qui se défaisait comme la France. Dans les 2 cas qu'est ce qu'a fait de Gaulle ? Il a montré le péril et puis il a foncé sur l'obstacle et aujourd'hui quel est le danger dominant ? C'est précisément la séparation de la France en 2 camps hostiles. Moi aussi j'aurai à rencontrer Mr Mitterrand mais ce sera tout à fait différent de sa rencontre avec Mr Giscard D'Estaing. De l'autre côté de la barrière artificielle qui nous sépare des socialistes, il y a des centaines de milliers d'hommes et de femmes qui savent très bien que le gaullisme n'a jamais été contre le peuple au contraire, que le gaullisme n'a jamais été pour qu'il y ait d'un côté les riches de l'autre les oubliés, d'un côté les nantis de l'autre les pauvres, d'un côté les travailleurs et de l'autre les patrons c'est tout le contraire. Si Mr Giscard D'Estaing est en liste ce sera l'affrontement alors que si c'est moi ce sera tout différent, d'ailleurs les syndicats le savent très bien rappelez vous mes 3 ans de gouvernement c'était juste 1 an après mai 68 où soit dit en passant on avait déjà vu Mr Mitterrand déjà débordé par l'extrême gauche où tout était très instable et que c'est il passé ? Il s'est passé que j'ai établi la concertation, la politique contractuelle et alors on a vu le nombre de journée de grêve tomber en flèche et ça a été 3 ans de paix sociale.

Voila la différence profonde entre Mr Giscard D'Estaing et moi, c'est une différence politique. Et les modérés qui s'apprêtent à rejoindre la banière de Mr Giscard D'Estaing, ils devraient songer au grave péril qui résulterait pour la France précisément de cet affrontement et de l'atmosphère d'antagonisme social qui règnerait en France.

Georges Suffert: La question que des milliers de français vont se poser durant quelques jours à savoir s'ils doivent voter pour vous ou pour Mr Giscard D'Estaing au 1er tour et si vous pouvez gagner ?

Jacques Chaban Delmas: Non seulement je crois que je peux gagner mais je suis certain qu'il faut que je gagne et la il ne sagit pas de moi, il sagit de la France et des français et vous posez bien la question en effet et c'est à chacun d'y répondre en son âme et conscience, qu'elle est la question ? Savoir si la France va se diviser en 2 camps en 2 esprits en 2 manières de voir le monde et sans communication entre ces 2 camps prêts par conséquent à l'affrontement final. Voila la question !





Il est étonnant de voir combien la situation décrite par Jacques Chaban Delmas est plus que jamais d'actualité.

Il est important que les français se rendent compte qu'il ne va pas de l'intérêt de la société, donc de leurs propres intérêts, que de voir la France coupée en 2. Plus que jamais nous devons dire NON aux candidats de la droite et de la gauche qui ne feront qu'emplifier la division du peuple français.

Par Gaullisme et Démocratie
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Samedi 10 mars 2007
L'annonce faite par François Bayrou de sa volonté de former un gouvernement d'union nationale fait beaucoup polémiquer. La droite comme la gauche, gênées par cela, essaient de faire discrédité François Bayrou.

Nicolas Sarkozy allant jusqu'à prétendre que ceci conduirait au retour de la IVème République. Cette réflexion prouve une fois de plus combien Nicolas Sarkozy ignore même ce que peut être le gaullisme.

La volonté d'union nationale est l'essence même du gaullisme, de Gaulle l'avait fait directement de 58 à 62. Même si par la suite les partis ont repris leurs placent -suite à leur refus du référendum sur l'élection du Président au suffrage universel et à l'affaire algérienne- des gens issus de tous les clivages ont choisi de continuer à suivre le général de Gaulle ce fut le cas pour des personnalités de gauche tel que: René Capitant, Louis Vallon, Jacques Baumel, André Malraux, Gilbert Grandval, Yvon Morandat, André Thirion, Manuel Bridier; des personnalités issues du centre tel que: Jacques Chaban-Delmas, Maurice Schumann, Léo Hamon, Edmond Michelet, Jacques Vendroux, Louis Terrenoire, Roger Dusseaulx, Edgard Faure ainsi que des personnalités de droite: Gaston Palewski, Alexandre Sanguinetti, Pierre Bénouville sans oublier les Républicains Indépendants de Valérie Giscard D'Estaing. L'Union nationale a donc continué autour du général après 1962 même si les partis politiques n'y participaient pas.

La raison de non réussite de ce genre de gouvernement sous la IVème République est uniquement dûe au fait que le pouvoir exécutif était soumis au parlement, comme l'est actuellement le système italien. Le président de la République n'avait pour rôle essentiel que d'inaugurer les chrysanthèmes. Or sous la Vème ce n'est pas le cas le pouvoir exécutif est assez puissant pour qu'un gouvernement d'union nationale tienne la route, le président de la République trace les grandes lignes de la politique nationale et dispose du droit de dissolution.

En Italie une loi rejetée signifie le renversement du gouvernement pas en France où une loi rejetée est simplement une loi rejetée.

On peut également noter que de 88 à 93 la gauche, ne disposant pas de majorité, a pratiqué une politique d'ouverture à des gens de droite et du centre (Soisson, Stoléru, Raush, Stirn, Lalonde, Durieux, Pelletier, Dorlhac, Durafour) et durant 5 ans il n'y eu aucune censure envers le gouvernement ou crise interne ministérielle.

En conclusion de tout cela rien n'empêche François Bayrou de construire un mouvement d'une majorité ouverte à des personnes issues de la droite et de la gauche comme ce fut le cas sous la présidence du général de Gaulle.

Le fait de se servir de l'idée d'union nationale pour tenter de discréditer Bayrou est donc non avenue.
Par Gaullisme et Démocratie
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Mardi 13 mars 2007

 

Jacques Chirac s'est donc exprimé dimanche soir annonçant qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat. Nous regrettons ce choix mais le comprenons. Le lendemain Dominique de Villepin a fait part de son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle, nous regrettons ce choix et nous ne le comprenons pas ! En ce qui nous concerne Nicolas Sarkozy ne sera jamais notre candidat !

Comment pourrions nous soutenir quelqu'un qui est en totale opposition avec les valeurs que nous avons toujours défendu ? La France est une République, une et indivisible, laïc, démocratique et sociale.

Nicolas Sarkozy ne défend pas les valeurs républicaines: Il souhaite instaurer la discrimination positive qui va à l'encontre des fondements de la République et fonder un ministère de l'immigration et de l'identité nationale qui fleure bon avec l'extrême droite.

Nicolas Sarkozy ne défend pas l'indivisiblité de la République: Notamment par sa politique qui vise à renforcer le communautarisme.

Nicolas Sarkozy veut revenir sur la loi sur la laïcité: Il s'est exprimé à plusieurs reprises sur la réforme de celle ci afin que l'état finance des lieux de culte

Nicolas Sarkozy ne respecte pas la démocratie: Il a annoncé vouloir renier la souveraineté populaire en voulant faire passer par le parlement un traité européen que les français ont rejeté à 55 %. Il se permet également de choisir ceux qui doivent être présents au 1er tour de la présidentielle et n'hésite pas à menacer de répressions des personnes ou des médias ( libération) qui se sont permis de faire des commentaires ou articles contre lui.

Nicolas Sarkozy n'est pas attaché à notre modèle social: Nicolas Sarkozy est un libéral pour qui une personne sans travail est forcément un fainéant. Admirateur de George Bush et grand ami Gianfranco Fini le leader des néo-fascistes italiens. Avec Nicolas Sarkozy notre modèle social est menacé

Rejoutons à cela les commentaires de Sarkozy l'atlantiste contre la position tenue par la France lors du conflit irakien.

Etant, comme l'indique notre blog, opposé à la bipolarisation de la politique nous ne pouvons accepter de soutenir un candidat qui souhaite accentuer celle-ci.

Enfin gardons pour modèle ce que le président (qu'on l'apprécie ou non) a dit dimanche, notamment 3 points de son message qui sont les plus essentiels à nos yeux:


- D'abord ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre. Dans notre histoire, l’extrémisme a déjà failli nous conduire à l’abîme. C’est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l’âme de la France dit non à l’extrémisme.
Le vrai combat de la France, le beau combat de la France, c’est celui de l’unité, c’est celui de la cohésion. Oui, nos valeurs ont un sens ! Oui, la France est riche de sa diversité ! Oui, l’honneur de la politique, c’est d’agir d’abord pour l’égalité des chances !

- Mon deuxième messages c'est que vous devez toujours croire en la France. Nous avons tant d’atouts. Nous ne devons pas craindre les évolutions du monde. Ce nouveau monde, il faut le prendre à bras-le-corps. Il faut continuer à y imprimer notre marque. Et il faut le faire sans jamais brader notre modèle français. Ce modèle, il nous ressemble. Et surtout il est profondément adapté au monde d’aujourd’hui, si nous savons le moderniser en permanence.

Nous devons poursuivre résolument dans la voie de la réforme, en faisant toujours le choix du travail, de l'innovation et de l'esprit d'entreprise.

- Mon quatrième message, c'est que la France n’est pas un pays comme les autres
Elle a des responsabilités particulières, héritées de son histoire et des valeurs universelles qu’elle a contribué à forger. Ainsi, face au risque d’un choc des civilisations, face à la montée des extrémismes notamment religieux, la France doit défendre la tolérance, le dialogue et le respect entre les hommes et entre les cultures. L’enjeu : c’est la paix, c’est la sécurité du monde.
De même, il serait immoral et dangereux de laisser, sous l’effet d’un libéralisme sans frein, se creuser le fossé entre une partie du monde de plus en plus riche et des milliards d’hommes, de femmes et d’enfants abandonnés à la misère et au désespoir. Le devoir de la France, c’est de peser de tout son poids pour que l’économie mondiale intègre la nécessité du développement pour tous.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=684



Pour toutes ces raisons Nicolas Sarkozy ne peut et ne sera pas notre candidat.

Gaullisme et Démocratie annoncera à la suite des validations de candidature quel candidat il soutiendra même si la réponse semble évidente.

Par Gaullisme et Démocratie
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Vendredi 16 mars 2007

Nous connaissons désormé le nom des candidats qui seront présents au 1er tour de l'élection présidentielle. Aucun gaulliste ne sera en course, nous devons donc regarder quel candidat se rapproche le plus de notre vision de la société.
Nous constatons malheureusement l'amplification de la bipolarisation de la vie politique entre d'un côté une gauche qui reste ancrée vers un socialisme qui est aujourd'hui en dehors des réalités économiques et sociales et de l'autre une droite qui s'affirme de plus en plus libérale et conservatrice et qui rompt avec la tradition gaullienne.
Entre ces deux fractions, une autre voie se dessine celle d'un rassemblement de toutes les compétences et bonnes volontés de notre pays.

Comme l'affirme un sondage récent, les français sont favorables à 71 % à un gouvernement d'union nationale composée de gens de droite, de gauche et du centre. Nous ne pouvons que constater qu'il n'y a actuellement qu'une seule personne favorable à une telle entreprise de salut public, François Bayrou.

C'est un fait:
-Comme nous François Bayrou refuse cette bipolarisation qui ne peut que nuire aux intérêts de la France et des français.
-Comme nous François Bayrou refuse à la fois les dogmes, socialisme comme libéralisme.
-Comme nous François Bayrou rejette à la fois le dirigisme qui ne dirige rien et le libéralisme qui ne libére personne.
-Comme nous François Bayrou est républicain et refuse donc naturellement tout communautarisme, toute discrimination ou réforme de la loi sur la laïcité.
-Comme nous François Bayrou refuse le tutorat américain.
-Comme nous François Bayrou refuse l'entrée de la Turquie dans l'UE.
-Comme nous François Bayrou est attaché à un service public de qualité.
-Comme nous François Bayrou est démocrate et respecte donc les choix du peuple français.
-Comme nous François Bayrou pense que seul un gouvernement d'union nationale peut relever le pays.
-Comme nous François Bayrou souhaite préserver le modèle social français.

A cela nous constatons que François Bayrou est le seul à avoir un programme économique et social sencé et sérieux, programme d'une personne qui garde les pieds sur terre contrairement à 2 autres prétendants qui rivalisent de promesses démagogiques dont la France n'a pas les possibilités à réaliser au vu de l'état catastrophique de nos finances.

Toutes ces raisons nous poussent donc à faire le choix de la candidature Bayrou qui est la seule possible pour défendre la démocratie dans notre pays, une démocratie baffouée par les agissements de certains candidats qui ont décidé de choisir qui sera ou non candidat.

Bien évidemment nous avons quelques divergences de point de vu avec François Bayrou, essentiellement sur la façon de construire l'Europe, mais celui ci s'est engagé à consulter les français sur cette question contrairement à Nicolas Sarkozy qui souhaite, quant à lui, revenir sur le vote des français notamment en soumettant un traité calqué sur le TCE directement au parlement. Nicolas Sarkozy compte également transformer la république gaullienne en république américaine où le président serait responsable devant le parlement et ne disposerait plus des domaines qui lui étaient réservés tel que la défense et les affaires étrangères.

Contre le risque de voir la France, une fois de plus, dirigée par une fraction. Contre le retour au pouvoir du socialo-communisme ou l'arrivé au pouvoir du libéralisme atlantiste, le vote Bayrou s'impose.

Gaullisme et Démocratie appelle donc à voter le 22 avril pour François Bayrou, le candidat des démocrates.

Par Gaullisme et Démocratie
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Dimanche 18 mars 2007

Depuis quelques temps on aperçoit des critiques nous disant 'des gaullistes soutenir un démocrate chrétien c'est contre nature'. Il est pourtant facile de se renseigner sur les rapports entre le gaullisme et la démocratie chrétienne, c'est ce que nous venons tout juste de faire.

En cherchant bien vous tomberez facilement sur cet article du très bon site de Laurent de Boissieu, le centre d'information sur le gaullisme. Voici donc cette partie intitulée 'Origine politique de Charles de Gaulle'

La réalité est loin de ce qu'on a voulu nous laisser croire !



Origine politique de Charles de Gaulle

L'appartenance, dans les années trente, de Charles de Gaulle à la mouvance politique de la démocratie chrétienne et philosophique du personnalisme chrétien est souvent méconnue. Elle est pourtant décisive dans la formation et la compréhension du tercérisme gaulliste. Charles de Gaulle fréquente en effet quatre lieux rattachés à cette mouvance.

Charles de Gaulle participe tout d'abord à des réunions et à des colloques de la Jeune République, résurgence politique après sa condamnation par Pie X du mouvement d’action catholique créé par Marc Sangnier, le Sillon.
La Jeune République représente l'aile gauche de la démocratie chrétienne et soutient les gouvernements de gauche du Front Populaire.

C’est ensuite le lieutenant-colonel de Gaulle qui ordonne et conclut, anonymement, les débats organisés par le quotidien L'Aube entre le 7 et le 23 novembre 1933 sur les armées de conscription ou de métier.
Fondé en 1932 et dirigé par Francisque Gay (issu du Sillon), L'Aube est en effet un point de rencontre entre les membres des partis politiques (Parti Démocrate Populaire et Parti de la Jeune République) et des syndicats (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens) qui se réclament de la démocratie chrétienne.

Charles de Gaulle s’abonne également à Sept, hebdomadaire créé en mars 1934 par les éditions dominicaines du Cerf dans le prolongement de la condamnation de l’Action Française par Pie XI.

Situé à l’aile la gauche de la démocratie chrétienne, Sept se saborde cependant en août 1937 à la demande de sa hiérarchie, après les dénonciations successives dont il a fait l’objet de la part des catholiques de droite et des évêques italiens et espagnols. Un groupe de laïcs assure toutefois à partir de novembre 1937 l’héritage légué par Sept en publiant l’hebdomadaire Temps présent, avec pour directeur de la rédaction Stanislas Fumet.

Abonné à Temps présent, Charles de Gaulle adhère également aux Amis de Temps présent, cercle militant des lecteurs de l’hebdomadaire. Dans son dernier numéro de juin 1940 Temps Présent salue ainsi la nomination de Charles de Gaulle au poste de sous-secrétaire d'État à la guerre dans le gouvernement de Paul Reynaud à travers un texte intitulé "Les Amis de Temps présent à l’honneur".

Enfin, Charles de Gaulle fréquente les membres du groupe de réflexion personnaliste L’Ordre Nouveau, participant en 1934-1935 à certaines de ses réunions. Créé en 1930 par Alexandre Marc-Lipiansky, avec Arnaud Dandieu et Robert Aron, L’Ordre Nouveau publie de mai 1933 à septembre 1938 une revue éponyme dont le premier numéro définit ainsi la démarche : "Contre le désordre capitaliste et l’oppression communiste, contre le nationalisme homicide et l’internationalisme impuissant, contre le parlementarisme et le fascisme, L’Ordre nouveau met les institutions au service de la personnalité et subordonne l’État à l’homme".

Charles de Gaulle est entré en relation avec L’Ordre Nouveau par l’intermédiaire d’Henri Daniel-Rops (Henri Petiot), qui collabore également aux hebdomadaires Sept et Temps nouveau. C’est également à la demande d’Henri Daniel-Rops que Charles de Gaulle entreprend la publication de ses études historiques sur l'armée française. Il publie ainsi en 1938 La France et son armée aux Éditions Plon, dans la collection "Présences", dirigée depuis 1935 par Henri Daniel-Rops.

Si gaullisme et démocratie-chrétienne convergent sur la doctrine sociale, ils divergent cependant rapidement quant à la conception de la Nation : l'unitarisme et le souverainisme des gaullistes s'oppose au fédéralisme des démocrates-chrétiens et des personnalistes.

http://gaullisme.free.fr/DroiteGauche.htm

 

 

 

 

 

 

Nous devons bien étudier le cas de la démocratie chrétienne avant de juger que ses partisans soient anti-gaullistes. La réalité est que les démocrates chrétiens et les gaullistes se sont opposées par périodes (1946-1958) et (1962-1969).

Comme vous le voyez le MRP usait de la croix de Lorraine comme emblème. Il fut d'ailleurs le 1er parti à l'utiliser et à se revendiquer à la libération comme le parti de la fidélité au général de Gaulle jusqu'à ce que l'histoire ne les sépare puis les rassemble.

François Bayrou est-il un démocrate-chrétien pro-de Gaulle ou un démocrate-chrétien anti-de Gaulle ?  Nous lui demanderons personnellement et vous retransmettrons sa réponse. Nous pensons pour notre par qu'il est loin d'être le plus anti-gaulliste des candidats en présence.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_r%C3%A9publicain_populaire

http://www.amicalemrp.org/

 

Merci à Alexandre pour son travaille d'investigation qui mérite d'être souligné.

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A lire aussi: Bayrou et le Gaullo-centrisme

http://www.blogg.org/blog-57689-billet-_bayrou_et_le_gaullo_centrisme__source___marianne_paru_le_25_janvier_-528890.html

Par Gaullisme et Démocratie
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Mardi 27 mars 2007

Nous ne pouvons malheureusement que le constater sur les 12 candidats en présence pour l'élection présidentielle seulement 2 ont compris de quelle élection il s'agissait, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen. Les autres candidats nous ont sorti, quant à eux, un programme de style gouvernemental avec un catalogue complet de propositions qui relèvent des élections législatives et non d'une présidentielle.

Doit-on leurs rappeler que nous élisons le président de la République et non le 1er ministre du prochain gouvernement ?

Le président de la République a pour tâche de dessiner les grandes lignes de la politique de la nation c'est à dire d'indiquer dans quelle direction la France doit aller, de tracer de grands projets pour notre pays et non de rentrer dans des détails. Les moyens et mesures pour atteindre les objectifs définies par le président de la République sont du domaine du gouvernement et parlement.

Le président est le garant de l'indépendance nationale, le chef des armées, le chef de la diplomatie, le garant des institutions et l'arbitre au dessus des partis. Nous regrettons que les candidats en présence (sauf les 2 cités plus haut) ne le sachent !



La vision gaullienne du Président de la République

L'élection présidentielle c'est également le rendez vous d'un homme (ou d'une femme) avec la nation et non celui du leader d'un parti avec ses partisans. Cette élection est celle qui doit voir le plus de français se rassembler autour d'une personne qui sera chargée d'être au dessus des rivalités politiques. Une personne qui devra dépasser le clivage droite-gauche, qui ne sera pas le rassembleur d'un camp politique mais celui du peuple français.

Bref le président de la République ne doit pas favoriser la division du peuple français mais éviter la séparation de la France en 2 camps.
Force est de constater que le seul qui a, à la fois, compris le rôle du chef de l'état, manifesté cette envie de rassemblement et son refus de la lutte des clivages politiques; le seul qui partage notre vision de la tâche d'un président de la République est François Bayrou.


Il est donc tout naturel pour un gaulliste de soutenir sa démarche.

Par Gaullisme et Démocratie
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Jeudi 12 avril 2007
 
MANIFESTE DES 55 %

Les 55 % de Français qui ont voté non au projet de constitution européenne ne sauraient se satisfaire d'une situation où les trois candidats en mesure de l'emporter à la prochaine élection présidentielle se trouvent dans le camp du « oui ». Encore moins les gaullistes et les républicains que nous sommes.

Comment ne pas voir dans cette situation paradoxale un succès de la nouvelle oligarchie des médias et de la finance, alliée à des forces internationales décidées à faire disparaître l' « exception française » ?
Comment ne pas y voir surtout la prise en otage de l'élection présidentielle par les grands partis, à l'inverse de ce qu'avait voulu le fondateur de la Ve République ?

Mais la politique ne consiste pas, au moment d'une grande échéance nationale, à se retirer sur l'Aventin. Désireux de peser malgré tout sur la future élection, nous avons décidé de voter et d'appeler à voter pour François Bayrou. Sa culture politique d'origine est certes très différente de la nôtre. Mais l'histoire n'est-elle une recomposition permanente des sensibilités en fonction des événements et des enjeux ?

Les convictions européennes de François Bayrou, ne sont pas davantage les nôtres. Nous ne pensons pas pour notre part qu'il puisse y avoir de vraie démocratie hors du cadre national. Et même si l'on approuve le principe de politiques européennes communes, nous pensons que celles qui sont effectivement conduites aujourd'hui à l'initiative de la Commission de Bruxelles et de la BCE : euro fort, libre échange généralisé, refus des politique industrielles, destruction du service public, centralisme normatif, sont désastreuses pour les peuples d'Europe.

Même s'il n'existe pas de différence de fond entre les trois « grands candidats » quant au projet européen, nous pensons cependant que François Bayrou a, mieux que les autres, perçu l'ampleur de l'exaspération populaire qui s'exprime aujourd'hui et la profondeur de la crise de confiance qui sépare le peuple de France de ses élites politiques.
Son engagement de ne prendre aucune initiative européenne sans la soumettre à référendum montre qu'il a compris qu'il ne saurait être d'Europe qui vaille sans adhésion populaire légitimée par le suffrage universel.

De même, François Bayrou s'est déclaré opposé à l'abandon du siège de la France au Conseil de sécurité au profit de l'Union européenne : c'est une position que nous approuvons ; sans le droit de veto de la France à l'ONU, la France n'aurait pu peser comme elle l'a fait face à la guerre d'Irak.

Son projet d'introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives et de rétablir l'indépendance des grands médias est par ailleurs conforme à l'esprit de nos institutions.

La présence de François Bayrou au second tour, après le référendum de 2005, apparaîtrait, dans la crise que traverse notre pays, comme un salutaire électrochoc.

L'intéressé, sur la lancée de la campagne qu'il a mené jusqu'ici, doit cependant aller clairement à la rencontre des millions de Français qui ont rejeté en 2005 une certaine Europe : celle de la technocratie, de l'ultralibéralisme et de la désindustrialisation.

Ne s'appuyant pas sur une formation politique de premier plan, prenant à parti le système et proclamant son intention de rassembler les Français par-delà la droite et la gauche, François Bayrou s'inscrit dans la logique de l'élection du président de la République au suffrage universel.
Tous ceux qui ne veulent pas enfermer le débat politique français dans la fausse bipolarité UMP/PS, ni ne souhaitent un nouveau et stérile 21 avril, auront à cœur de favoriser son succès.

Elizabeth Altschull, enseignante, essayiste ; Guy Bois, historien ; François Gaudu, professeur de droit ; Patrick Guiol, politiste, Roland Hureaux, haut fonctionnaire, essayiste ; Claude Rochet, professeur de gestion.

Contact, signatures : fgauealt@easynet.fr

http://www.marianne2007.info/Pourquoi-nous-voterons-Bayrou_a1114.html
Par Gaullisme et Démocratie
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Mardi 17 avril 2007
Nous ne pouvons que souligner ce diagnostique réalisé par nos collègues républicains de Force Social-Démocrate. http://force.social-democrate.over-blog.com

En effet voter pour Royal, pour Le Pen ou pour un petit candidat signifie faire élire volontairement Nicolas Sarkozy en toute connaissance de cause.

Les gaullistes, qui naturellement, ne souhaitent pas voir le candidat de la droite berlusconienne française l'emporter et appliquer sa politique anti-gaulliste -libéralisme, communautarisme, division du peuple français, atlantisme, discrimination, reniement de la souveraineté populaire- se doivent, par fidèlité à nos valeurs à la mémoire du général de Gaulle, de voter en faveur du seul candidat capable de le battre.

Nous ne pouvons que déplorer le ralliement de ces quelques gaullistes qui préférent avant tout favoriser leur soit disant camp que leurs convictions et leur fidèlité à l'homme du 18 juin. Le gaullisme, le véritable, n'a jamais eu de camp si ce n'est celui de la France et celui de son peuple que ne saurait incarner Nicolas Sarkozy !

Voter Bayrou ce n'est pas forcément un vote de conviction, c'est surtout un vote de refus, celui de voir la vraie droite -celle qui n'aime pas le peuple, celle qui n'aime que l'argent et qui ne favorise que les 'copains'- arrivée à la tête de notre pays.

Nous appelons ceux qui ne veulent pas de cette droite -qui pour des dollars serait prête à vendre son âme et son pays, cette droite pour qui le patriotisme n'est qu'une façade pour masquer la réalité des choses- de ne pas gâcher leur vote inutilement. Le seul candidat capable de nous préserver de cette droite -que le général de Gaulle avait réussi à neutraliser- est François Bayrou.

Dimanche pour faire barrage à cette droite votez utile en la personne de François Bayrou, le seul capable de faire barrage à Nicolas Sarkozy et de nous épargner de cette dangereuse droitisation de notre pays !
Par Gaullisme et Démocratie
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Mercredi 18 avril 2007

Nous, gaullistes, néo-gaullistes, radicaux et écologistes, en un mot 'Républicains' issus de droite, de gauche ou d'ailleurs, avons fait le choix d'appeler à voter pour la candidature de François Bayrou. Devant la situation actuelle et l'enjeu de cette présidentielle aucun autre choix ne nous semblait plus évident.

Face à la bipolarisation qui s'installe et qui est renforcée par l'attitude de division du peuple français qu'incarnent aussi bien Nicolas Sarkozy que Ségolène Royal, nous approuvons le rassemblement par delà les clivages défendu par François Bayrou et que la grande majorité des français souhaitent.

Les programmes des uns et des autres nous confortent dans ce choix bien pesé et réfléchi.

-Nicolas Sarkozy, en digne représentant d'une droite dite décomplexée, défend une vision politique contraire à ce que nos valeurs ont toujours incarné, des positions et propos que nous avons toujours combattus: Discrimination positive; réforme de la laïcité; libéralisme économique; amalgame immigration-identité nationale; critiques envers la position de la France lors du conflit irakien; politique internationale pro-atlantiste; volonté de nier le vote du peuple français sur le Traité de Constitution Européenne; déterminisme génétique.

Comment les républicains que nous sommes pourraient accepter de telles positions dont certaines sont contraires aux valeurs humanistes de la France ainsi qu'un programme qui agravera et accentuera la division du peuple français ?

-Ségolène Royal, quant-à-elle, nous fait part d'un vaste programme qui, au vu de son contenu, nous laisse préjager une augmentation considérable de la dette de notre pays et un dangereux conservatisme concernant les réformes pourtant nécessaires pour l'avenir de la France.


La politique ne se fait pas à base de démagogie électoraliste, de clientèlisme, mais de projets réalisables en fonction de la situation et des possibilités réelles de notre pays.

Nous gaullistes, néo-gaullistes, radicaux et écologistes, approuvons les positions prises par François Bayrou: Refus de la bipolarisation politique; pragmatisme et rejet à la fois du socialisme écrasant et du libéralisme inhumain; refus de toute forme de discrimination et de la réforme de la loi sur la laïcité; maintien du siège permanent et du droit de veto de la France au Conseil de Sécurité des Nations Unies; indépendance vis-à-vis des USA; non entrée de la Turquie dans l'Union Européenne; attachement à nos services publics et à notre modèle social; politique de stabilisation puis de baisse de la dette publique; association du progrès économique et de la justice sociale; souci constant de défendre notre environnement; dose de proportionnelle aux législatives; consultation par référendum pour la ratification de tout traité européen.

Il est plus que jamais essentiel d'allier l'économie, l'écologie et la démocratie avec le social.

Pour toutes ces raisons, le club "Gaullisme et Démocratie", les fondateurs des sites et blogs ci-dessous ainsi que nombreux millitants -réunis en collectif Républicain- ont decidé de lancer un appel aux Français qui partagent leurs valeurs et leur vision de la France à voter les 22 avril et 6 mai prochain pour François Bayrou.



http://gaullisme.et.democratie.over-blog.com/article-6414809.html
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
http://umpavecbayrou.over-blog.com/
http://visionfuture.over-blog.com/
http://civicite.free.fr/
http://l-ile-de-france-avec-villepin.over-blog.com/

Par Gaullisme et Démocratie
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Samedi 28 avril 2007

Etre au centre de l'échiquier politique, ce n'est pas forcément défendre un consensus mou, un juste milieu comme on l'explique par le terme 'centrisme'. Il est facile de ne pas chercher plus loin que le bout de son nez et ne pas faire l'analyse de tout cela à l'image des guignols de l'info qui font passer les personnes du centre comme des éternels indécis incapables de prendre des décisions et préférant toujours le consensus comme cette caricature qui fait boire de l'eau tiède aux partisans de François Bayrou pour ne pas avoir à choisir entre l'eau froide et l'eau chaude.

N'importe quelle personne qui se penche sur la question au lieu de rester sur les idées préconçues, lancées par des incultes de la politique, pourra donc différer de ce qu'est l'idéologie centriste et être central c'est à dire être au centre de l'échiquier politique.

Dire aujourd'hui que François Bayrou est un centriste est une erreur. A t-on vu François Bayrou vouloir faire un juste milieu entre les idées de Madame Royal et de Monsieur Sarkozy ? A t-on vu Monsieur Bayrou vouloir marchander à la suite avec la droite ou la gauche ? François Bayrou a d'ailleurs lui même renié ce mot de 'centrisme' lors de sa conférence de presse lui préférant celui de 'central' qui désigne une force de rassemblement.

En effet si François Bayrou est au centre de l'échiquier, il n'est pas pour autant un centriste mou comme il a su nous le démontrer lors de sa campagne où il a fini par assuré l'existance de ce centre, fort et indépendant qui n'a pas de camp si ce n'est celui de l'intérêt général. Etre capable de dire oui quand une décision est bonne et non quand elle est mauvaise !

"Aujourd'hui, l'intérêt vital du pays exige de dépasser, au moins pour un temps, le clivage entre la droite et la gauche, et de retrouver les principes de la République" François Bayrou

Etre central c'est refuser le diktat des clivages politiques, les querelles partisanes et vouloir rassembler les français par delà la droite et la gauche. Etre centriste ce n'est pas vouloir briser les clivages existants mais vouloir en former un nouveaux, fonder une 3ème force et non proposer une 3ème voie qui est celle du rassemblement au centre.

Une 3ème force qui est en réalité une force d'appoint comme en Allemagne avec le FDP capable d'être une composante d'un gouvernement de droite classé alors de centre-droit ou d'un gouvernement de gauche classé alors de centre-gauche (voir de passer de l'un à l'autre) comme ce fut le cas du Parti Radical (valoisiens et radicaux de gauche unis) sous la IIIème République.

Un parti central s'ouvre naturellement à des personnes venues de la droite et de la gauche, un parti centriste repose sur des personnes issues de la même famille politique.

En choisissant de défendre un clivage on n'est pas central, en choisissant systèmatiquement et sans réflexion toujours le même camp politique on s'éloigne du centrisme.

Robien, Santini et autres ne sont pas centristes idéologiquement parlant (juste milieu entre droite et gauche) et encore moins central car refusant de dépasser les clivages. Ce sont des personnes qui sur l'échiquier sont placées au centre-droit c'est à dire à mi-chemin entre le centrisme et la droite mais restant quoi qu'il arrive une composante d'une majorité ou d'une opposition de ce côté du clivage.


La gaullisme doit reprendre sa place d'origine

Roger Frey nous décrit parfaitement la position du gaullisme politique originel

"Des hommes et des femmes appartenant à des familles politiques différentes attendent que nous leur fassions signe. Ce signe ne tardera pas, et nous verrons alors où est le véritable parti du centre, d'un centre qui ne sera pas le marais où on prétend nous faire patauger"

L'excellent site de Laurent de Boissieu (http://gaullisme.free.fr/DroiteGauche.htm) nous explique également le positionnement du gaullisme sous Charles de Gaulle:
Sous Charles de Gaulle le gaullisme se positionnait au centre de l'échiquier politique, entre la gauche (PCF, SFIO) et la droite (CNIP)

Le premier parti central, d'après guerre, en France ne fut-il pas le Rassemblement du Peuple Français du général de Gaulle ? Puis ses successeurs jusqu'au départ de de Gaulle qui conduisit à la droitisation du mouvement gaulliste ?

De Gaulle lui même proche de la démocratie chrétienne avant guerre -comme on l'a si bien expliqué ( http://gaullisme.et.democratie.over-blog.com/article-6063960.html )- n'avait-il pas dit un jour "Etre Gaulliste c'est être de gauche et de droite à la fois", "Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable." ?

L'accession de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP est finalement une chance, celle de voir le gaullisme de convictions reprendre enfin sa place d'origine au centre de la vie politique.


Giscard ni central, ni centriste

Contrairement à la légende, Valérie Giscard D'Estaing n'a jamais été ni au centre, ni un centriste, ni même un démocrate-chrétien. Il commence sa carrière au sein de Centre National des Indépendants et Paysans d'Antoine Pinay, le principal parti de droite de l'époque -un parti conservateur-libéral- puis fonda à la suite du départ de ce mouvement de la majorité gaulliste, les "Républicains Indépendants " 'RI' (qui deviendra plus tard Démocratie Libérale sous la présidence d'Alain Madelin).

L'UDF Giscardienne, centriste ? Pas du tout, fondée pour concurencer le RPR, l'UDF était composée à l'époque de partis centristes (Centre des Démocrates Sociaux, Parti Radical et Parti Social-Démocrate) et de la droite non gaulliste (Parti Républicain et Clubs Perspectives et Réalités) raison pour laquelle cette UDF ne pouvait pas s'ouvrir emprisonnant par cette union les partis centristes de l'époque dans une alliance obligatoire avec la droite afin de renforcer le bipartisme.
Le courant centriste de l'échiquier politique disparaît alors.


La position de Valérie Giscard D'Estaing est d'ailleurs très bien expliquée par le gaulliste Jacques Chaban-Delmas lors de la présidentielle de 1974.

Jacques Chaban-Delmas: il se passe depuis une quinzaine de jours en France un phénomène très important et très grave Mr Giscard D'Estaing est entrain de ressusciter la droite. Alors elle est badigeonnée, elle est ripolinée elle a l'air d'avoir l'âge de son champion alors qu'en réalité elle a l'âge de son ministère. Et alors il se passe ceci, c'est qu'elle se dresse en forteresse d'un côté d'où un antagonisme et c'est la qu'est le danger.

Le général de Gaulle avec son génie avait absorbé cette droite enfin, disons qu'il l'avait neutralisé et voila que Mr Giscard D'Estaing la ramène en pull over.

J'ai vu hier l'affrontement entre Mr Giscard D'Estaing et Mr Mitterrand c'était vraiment l'opposition des classes l'une contre l'autre et c'est précisément ce que le gaullisme a su éviter et c'est ce qu'il faut coute que coute éviter et c'est pour cela que je suis candidat.


La famille naturelle de Giscard D'Estaing est la droite, aux côtés de Sarkozy il retrouve donc les racines qu'il avait essayé de dissimuler depuis son accession à l'Elysée. (Il faut rappeler qu'il était à la droite du général de Gaulle et non à sa gauche comme certains laissaient entendre)

L'UDF d'aujourd'hui est l'héritière du MRP, du centre et certainement pas de ce parti de droite qu'était celui des Républicains Indépendants. L'heure est venue au renouveau, celui ci s'engage avec la création de ce nouveau parti qui souhaite dépasser le centrisme pour devenir central. 


Peut-on passer de centriste à central ?

Bien évidemment c'est même le chemin le plus facile car passant d'un centre mou, force d'appoint d'un gouvernement , à un centre fort qui serait l'acteur principal d'un rassemblement
François Bayrou nous en a donné la preuve. Espérons qu'il reste fidèle à cette ligne de rassemblement par delà les clivages et ne retombe pas dans les travers du centrisme.

"Etre centriste c'est accepter de s'adapter aux autres, être central c'est encourager les autres à s'adapter dans l'optique de transcender les clivages"

Par Gaullisme et Démocratie
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"La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français comme de tout temps, ressentent en eux des courants. ...Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable."


Charles de Gaulle, 15/12/1965

 

 

"Le gaullisme ce n'est pas la main mise sur l'état d'un clan ou bien encore d'un groupe de technocrates conservateurs, c'est un vaste rassemblement"

Jacques Chaban-Delmas, présidentielle 1974



"Des hommes et des femmes appartenant à des familles politiques différentes attendent que nous leur fassions signe. Ce signe ne tardera pas, et nous verrons alors où est le véritable parti du centre, d'un centre qui ne sera pas le marais où on prétend nous faire patauger"


Roger Frey, 28/02/1965

 


"Nous refusons tout autant le programme démagogique de la gauche socialo-communiste que les solutions de la droite conservatrice, orthodoxe, classique, avec laquelle nous sommes pour l'instant associés dans la majorité"


Jacques Chirac, discours de Metz, 20/10/1977


 

"Pour me faire élire jamais je ne crierai << Vive la démagogie >>, avec vous je crierai << Vive la démocratie >>.

Pour me faire élire jamais je ne crierai << Vive tel parti >>, << Vive tel autre parti >>, << Vive les combinaisons >>, avec vous je crierai << Vive la République >>.

Pour me faire élire jamais je ne crierai << Vive le libéralisme >>, << Vive le socialisme >>, << Vive le communisme >>, << Vive la facilité >>, << Vive l'illusion >> ou << Vive l'imposture >> avec vous je crierai <<Vive l'effort >>, << Vive l'espoir >>, << Vive la France >>"

"Il n'y a pas un peuple de droite et un peuple de gauche, il y a un peuple français solidaire devant son destin"


Michel Debré, présidentielle 1981

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