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Il a dit:

"Le rôle du président de la République, c'est de penser à tous les français au lieu de penser à son camp" François Bayrou

 

"J'ai un rêve, le rassemblement du peuple français, comme l'avait fait le général à la libération et en 1958 !" François Bayrou

 

"Je suis persuadé qu'on peut faire travailler ensemble des socialistes ouverts, des gaullistes, autour d'une force du centre qui assumera elle aussi sa personnalité" François Bayrou

 

"Aujourd'hui, l'intérêt vital du pays exige de dépasser, au moins pour un temps, le clivage entre la droite et la gauche, et de retrouver les principes de la République" François Bayrou

 

 "Je serai le président qui mobilisera les ressources de notre grand pays. Je serai le président qui réunira les français pour les faire vivre ensemble au lieu de les opposer.

Quand les choses vont mal, un peuple divisé est impuissant, un peuple réuni peut tout. C'est maintenant que cela va se décider" François Bayrou

 

 

 

 

 

Gaullisme

Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 21:05
Jean LASSALLE sur France Culture le 12 avril 2008
 
1/ Pourquoi faîtes-vous de la politique ?
J’aime ça, j’ai le virus comme on dit. Et puis j’avais un besoin de revanche, de réhabilitation, notamment pour ma famille, pour mon père que j’ai beaucoup aimé, pour ma mère parce qu’ils n’étaient pas jaugés à l’aune auquel je les voyais. J’étais très heureux avec eux, dans ma famille et très malheureux à l’extérieur. J’avais conscience d’une certaine injustice profonde qui m’a certainement habité. Et puis après ça a été un concours de circonstances. Comme j’étais très timide, au point de ne pas pouvoir parler jusqu’à l’âge de 18 ans. Mais quand je suis revenu du lycée agricole, c’étaient les municipales. Le village était divisé –il n’est pas besoin d’être nombreux pour être divisés- et j’ai été élu maire puis conseiller général.
Être maire d’un petit village, c’est quelque chose d’exceptionnel. On devrait, parmi la multitude de textes que l’on sort et qui ne servent à rien, en adopter un qui ferait obligation d’être maire pendant d’une petite commune pendant au moins un mandat. Je vous assure que ça ramènerait beaucoup d’humilité et ça ramènerait aussi à une autre relation humaine que celle que nous avons aujourd’hui.
2/ le Panthéon de Jean LASSALLE
J’ai beaucoup d’admiration pour DE GAULLE et aussi, sans trop pouvoir en dire les contours pour KENNEDY. J’ai admiré très peu de gens et puis j’ai admiré des personnages locaux qui m’ont formé. Mais aussi Mélina MERCOURI pour sa volonté et son combat pour la liberté.
 
3/ Ce qui vous révolte ?
L’indignité.
4/ Comment admire-t-on DE GAULLE quand on fait partie d’une formation politique qui a toujours été anti-gaulliste
Moi j’ai aimé DE GAULLE pour la fibre résistance et pour cette attitude d’un homme qui se lève seul pour incarner une certaine idée de la France. Mais j’admirais aussi le PC et c’était donc une déchirure. Je n’aimais pas l’URSS mais j’admirais aussi cette grande idée du partage et de l’être ensemble. Alors DE GAULLE et le PC c’était difficile alors je me suis réfugié au Centre. Je suis un réfugié politique du Centre.
5/ sur François BAYROU : sera-t-il un jour Président de la République ou au fond est-ce que cette question n’a pas d’importance ? Il mène son combat et peu importe s’il l’est un jour ou pas ?
Je pense qu’il le sera car je n’ai jamais vu quelqu’un habité par une telle constance et aussi peu habité par le doute. Il porte cela en lui avec une tranquille assurance depuis le premier jour où je l’ai vu. Maintenant, est-ce que ça a de l’importance ? Pour moi oui parce que je crois qu’il est porteur du message de notre temps. Il est l’homme de cette époque. Maintenant est-ce que c’est important ? Qu’est-ce qui est important ? Nous ferons tout ce qui est possible de faire pour conduire cet homme parce que je suis intimement convaincu que cet homme est une nécessité à ce niveau de responsabilité pour la France, pour redonner un sens à l’Europe et pour restructurer un peu le monde.
6/ sur les amis qui partent
Vous rappeliez les propos de Jean ARTHUIS et moi je ne me considère pas comme un illuminé, je n’ai aucune envie de m’immoler par le feu, pour qui que ce soit. S’ils pouvaient faire un convoi groupé et partir tous ensemble, ça nous arrangerait bien parce que d’abord, eux ça les libèrerait, parce qu’ils ne sont pas heureux et puis nous aussi parce que ça nous permettrait de faire enfin ce qu’il convient de faire et que tous ceux qui doivent partir s’en aillent. Peu importe qu’ils soient sénateurs, députés –bah on n’est plus beaucoup !- et conseillers généraux ou maires ou conseillers régionaux et qu’on puisse redémarrer parce que manifestement nous sommes sur une souffrance parce que nous sommes dan la même maison mais ne parlons plus de la même chose.
7/ sur la représentation du rural et la place des élus
Nous n’avons plus de militants et moi je crois qu’il faut du militantisme et c’est pourquoi j’espère tant du Mouvement démocrate pour recréer un terreau de militants d’où sortiront des élus qui, à ce moment-là, exprimeront la voix e ceux qu’ils représentent. Les élus des campagnes n’osent plus parler de peur qu’on les assimile à des ringards.
Nous nous sommes laissés déposséder du pouvoir d’intuition, du pouvoir d’engager l’action politique par une camarilla de très hauts fonctionnaires qui sont à la tête de l’État, qui représentent l’ensemble des corps de l’État et qui prennent les dispositions à notre place.
8/ Sur le cumul des mandats
Sur le cumul des mandats, moi je crois qu’il faut un mandat national et un mandat local si on ne veut pas se couper davantage.
9/ Sur la technostructure
Je crois que nous ne sommes plus aux manettes et nous sommes les seuls à faire croire, de faire semblant de croire que nous y sommes encore.
10/ Sur la question du local, du pouvoir et de la capacité de faire (termes de la question du journaliste) « il y a aujourd’hui beaucoup de réunions de collectivités. Jusqu’à quel point pensez-vous qu’il faille se rassembler pour qu’elles puissent exister ou pensez-vous qu’à force de les réunir, on leur fait perdre leur âme ? »
À force de vouloir tout réunir, tout rassembler, tout concentrer, on finit par perdre l’essence même de la vie, de la représentation.
Le politique doit rêver pour que quelques-uns de ses rêves s’accomplissent. Moi je commencerai par des états généraux pour redessiner la France et mettre toute cette bonne volonté, toutes ces interrogations, toute cette énergie que l’on ressent aux quatre coins de notre pays, pouvoir la mettre autour de tables de réflexion.
Je m’insurge parce que des hommes et des femmes ont poursuivi des études qu’ils n’ont jamais rattrapées se permettent de venir réglementer les Pyrénées comme si les Pyrénéens ne savaient pas être Pyrénéens et s’ils ne savaient pas faire chez eux le minimum qu’il faut, dans ce pays qu’ils aiment le plus, dans une région qu’ils possèdent au fond du cœur et des entrailles.
11. Sur l’Union Européenne
Il y a une contradiction chez moi que j’assume. Je crois qu’on ne peut pas être un homme politique et ne pas avoir son lot de contradictions. Nous en portons tous. Pourquoi moi les nierais-je ?
Je pense que l’Europe, si elle veut vraiment trouver le rayonnement qui lui faut doit se faire par étapes successives –et nous avions très bien commencé- mais passer du jour au lendemain d’une notion où il y avait des États aussi fortement marqués qu’en Europe, avec des puissances aussi implantées historiquement –la France éternelle c’est pas tout à fait l’Ohio, l’Espagne si vieille c’est pas le Connecticut et que dire de la Rome antique et de la Grèce qui n’a même pas d’âge, c’est pas le Massachussetts et moi je crois qu’on a voulu trop copier le système américain alors qu’il fallait y aller par étapes et moi je crois que la réunion, comme on le fait pour les communautés de communes à notre niveau, pour les communautés de ville, mais faire une communauté où l’on réunit l’ensemble des pays, où on se donne des mécanismes de prise de décision aurait été sans doute beaucoup mieux perçu et beaucoup mieux compris et nous aurait fait gagner beaucoup plus de temps que ce que nous avons fait. Nous n’étions pas prêts pour une fédération ou une confédération –la France n’a jamais été cela et ne le sera certainement pas ou sinon ça se saurait- et nous avons été engagés dans de faux débats qui ont failli me faire perdre mon latin. En tout cas moi j’ai voté contre (le référendum et le traité de Lisbonne) car je n’y comprenais rien. Je ne savais pas du tout ce qu’on voulait faire.
 
10. Sur la grève de la faim et l’usine TOYAL
Si les choses ne vont pas, il faut bien commencer quelque part et moi j’ai commencé à cet endroit-là [à Accous, site d’implantation de l’usine TOYAL de Total dont la direction voulait délocaliser dans le bassin de Lacq, à soixante kilomètres]. Et en le faisant pour mon usine, je le faisais aussi au nom de tous ceux que je voyais pleurer à la télévision ou de tous les collègues qui rentrent avec moi le lundi soir, qui viennent de province, en disant « j’en ai trop pris sur la gueule ce week-end, demain je vais éclater au parti, je vais le dire dans la réunion de groupe ». Je le retrouvais à 14h00 et lui demandais « alors, tu t’es bien éclaté à la réunion de groupe ? » - « J’ai pu rien faire car bien sûr, on m’a parlé de la primaire que j’aurai à la prochaine législative ». Voilà alors moi j’ai voulu dire « stop » au nom de ces gens. Et j’ai voulu dire « stop » aussi à une manière de l’économie comme quelqu’un à un autre niveau que moi l’avait fait en 1929-1930 aux États-Unis, je veux parler de ROOSVELT car si le politique n’imprime plus sa griffe sur les grands choix économiques, on va dans la jungle dans laquelle nous nous trouvons et dont nous ne savons
comment sortir.
11. Sur SARKOZY
Je crois qu’il est animé d’un désir profond de faire changer les choses. On n’a pas le parcours qu’il a eu, on ne se débarrasse pas du chiraquisme comme il l’a fait avec autant d’efficacité redoutable si on n’a pas envie de faire changer les choses par contre son arrivée au pouvoir a été terrible, plus tragique encore que celle de VGE parce qu’alors là il a gâché, par gaminerie, par jeunesse, par bêtise, une situation dorée. Mais pourquoi accumuler autant d’âneries en si peu de temps ? Donc je pense que ça l’a discrédité. Bon les Français sont on peuple malgré tout, ils vont lui laisser sa chance. Les Français ont besoin d’avoir un roi. Ils lui ont coupé la tête mais ils ont toujours besoin néanmoins d’avoir quelqu’un. SARKOZY, je le retrouve tel que je l’avais imaginé dans un premier temps, prétentieux et ça m’insupportait et je m’honore d’avoir été le seul député de France à l’avoir interrompu parce qu’il n’avait pas tenu parole à mon égard. J’ai trouvé quelqu’un de très volontariste avec qui je me suis très bien entendu et s’il n’y avait pas eu la présidentielle et ce choix qui est intervenu –cornélien devant lequel j’ai été mis, j’aurais continué avec SARKOZY. C’est un bagarreur et c’est dommage qu’il ne soit pas plus équilibré.
12. Sur le monde
Nous avons à peu près cinq ou six ans, peut-être dix au grand maximum, pour changer le cours des choses et retrouver le bon sens et remettre le politique en phase avec la gestion de la cité, avec les fonctionnaires, avec les journalistes, avec les intellectuels, bref tout le monde doit se réveiller sinon nous aurons la troisième guerre mondiale. Je ne le dis pas pour faire de l’effet, je le dis parce que ça me brûle, ça me fait terriblement mal. Lorsque nous arrivons aux extrémités auxquelles nous sommes rendus, il y a un très grand danger. Je suis président de cette association des pays de montagne du monde qui réunit 76 pays tout de même et je peux voir, aux quatre coins de la planète, le même mal qui ronge. D’abord on a faim, de plus en plus, deuxièmement on ne sait plus qui on est, on n’a plus d’identité, on n’appartient plus à rien, donc toutes les conditions malheureusement semblent remplies. Quant à ces politiques d’une incohérence terrifiante [qui font que l’on détruit les exploitations agricoles, les agriculteurs et les excédents, qui imposent des jachères alors qu’une partie du monde meurt de faim] ça donne le résultat que nous avons. Il aurait fallu, comme l’a fait Edgar PISANI en 1965, faire une grande loi-cadre agriculture et citoyenneté plutôt que cette misère sur les OGM qui dresse tout le monde les uns contre les autres et auquel personne ne comprend rien pour voir comment on va se nourrir, nous mais aussi les Européens et le monde et comment faire en sorte que d’ici quelques années, 4 milliards d’êtres humains sur 6, affamés, soient sur le pied de guerre. Alors ils perdront mais nous perdrons aussi. Et c’est surtout nos enfants et même leurs petits qui sont partis dans un cycle de violence qui sera sans fin. Nous avons la chance de pouvoir réagir, j’en suis convaincu, il y a suffisamment d’esprits éclairés qui ont ce pressentiment. Et bien assumons-le, c’est ce que j’essaie de faire, à ma modeste mesure.
Je ne perdrai pas ma part de rêve.  
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 18:14

Maurice Schumann, figure historique du gaullisme et de la démocratie-chrétienne



http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Schumann
 

http://maurice-schumann.over-blog.com/article-10914118.html


 

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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 18:39
Curiosité oblige, je me suis rendu sur le site de l'UMP afin de prendre connaissance des membres du bureau politique du parti de Nicolas Sarkozy.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'y ai lu les noms de Nicolas Dupont-Aignan et de la vice-présidente de DLR, Mme Elisabeth Laithier !

Un oubli de la part de l'UMP ? On peut en douter puisque la composition du bureau du parti a été mise à jour depuis la fin des élections législatives et suite à la composition du gouvernement Fillon II... on y retrouve ainsi les noms de Bernard Accoyer, président de l'Assemblée Nationale, de Jean-François Copé président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale et bien évidemment du Premier ministre François Fillon et des autres membres du gouvernement encartés UMP.

http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/l_ump/notre_equipe/les_instances_et_les_organes_de_direction_de_l_union/le_bureau_politique

Mr Dupont-Aignan nous avait pourtant indiqué dès le mois de janvier qu'il quittait l'UMP, pourquoi donc son nom figure t-il toujours parmi les membres du bureau après pourtant une récente mise à jour de celui-ci ? A t-il oublié d'envoyer sa lettre de démission du bureau de l'UMP ?

Comment ne pas y voir une explication à son ralliement à Nicolas Sarkozy entre les deux tours et à la majorité présidentielle suite à l'élection du nouveau président.

Nous comprenons également pourquoi DLR, tout en prétendant ne plus faire partie de la majorité, prépare déjà les prochaines élections de 2008 aux côtés de l'UMP.

Une certaine paranoïa pourrait nous laisser croire que NDA serait en fait un chargé de mission. Mais de quelle mission s'agirait-il ? Empêcher les gaullistes qui ne veulent pas servir Sarkozy de rejoindre le Mouvement Démocrate ? Bloquer toute tentative de refondation d'un mouvement gaulliste totalement libre et indépendant du parti majoritaire ?

En tout cas, ses récents et nombreux passages dans les médias, alors que ceux-ci sont totalement maîtrisées par le pouvoir en place, pourraient confirmer cette paranoïa !

Le temps de parole des députés, décompté par le CSA, s'applique à des personnalités et non à des formations politiques, aussi, les interventions de NDA sont-elles retenues dans la majorité ou dans l'opposition ?

A la clé de cette mission, un secrétariat d'état aux choux farcis ?

Wait and see !
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 00:40
Le Figaro de ce mercredi 24 octobre nous révèle que de soi-disant souverainistes seraient sur le point d'approuver ou de s'abstenir sur le vote ratifiant le traité européen de Sarkozy...

Or, on nous expliquait que leur soutien à Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle était justifié par une nécessaire et absolue représentation de notre tendance politique pour défendre nos valeurs au Parlement.

Si ce n'est pas le cas alors ces personnes ne servent à rien !

Cela prouve que leur action était uniquement guidée par intérêt personnel et non pour défendre leurs convictions comme ils le prétendaient.

Que ces personnes s'abstiennent à l'avenir.
En cautionnant le déni de démocratie qui se prépare et en ne s'opposant pas à ce traité ils ont perdu toute légitimité pour prétendre défendre le destin de la France et pour certains d'entre eux se revendiquer du général de Gaulle !

Nicolas Dupont-Aignan est l'un des seuls à protester mais sans des personnes comme lui, qui ont appelé à voter Nicolas Sarkozy, nous ne serions pas dans la situation où nous nous trouvons aujourd'hui !

En attendant les derniers jours de liberté de notre pays et le renoncement de ceux qui s'en réclamaient les plus ardents défenseurs, bonne lecture !

http://www.lefigaro.fr/politique/20071024.FIG000000219__droite_le_nombre_d_opposants_au_minitraite_se_reduit_comme_peau_de_chagrin.html

Article paru dans l'édition du 24.10.07

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Samedi 6 octobre 2007 6 06 /10 /Oct /2007 21:04
François Bayrou a indiqué ne pas souhaiter la formation de courants au sein du Modem.

Si nous pouvons comprendre sa raison de refuser les prises de tête inutiles à l'image du PS, nous ne pouvons, nous gaullistes, que regretter de ne plus être politiquement représentés. Notre famille politique a besoin de se rassembler afin d'échanger des idées, faire des propositions et défendre la vision de l'homme du 18 juin.

La création de courants peut être un désavantage mais il peut également être profitable pour plusieurs raisons:

- Comme nous, ceux qui composent le modem - sociaux-démocrates, démocrates chrétiens, radicaux, écologistes - aimeraient continuer à incarner leur sensibilité.

- Ces courants montreraient aux yeux des français que le modem est pluriel et ne repose pas uniquement sur une tendance politique qu'on appellerait 'Centriste' ou 'Démocrate'

- Un courant social-démocrate pourrait encourager les déçus du PS à rejoindre plus facilement le modem.

- Nous voyons l'effet négatif de la non représentativité des courants par l'intermédiaire de l'UMP où la démocratie n'est que mise en scène et où les tendances historiques politiques ont disparu pour laisser place au sarkozysme, faisant de ce parti un parti de godillots au service d'un seul homme.


Nous ne croyons pas que les adhérents du modem souhaitent que leur mouvement connaisse les mêmes dérives qu'a connu l'UMP.

Afin que le gaullisme politique ne meurt pas, nous invitons les gaullistes qui sont également membres du Mouvement Démocrate à participer à la reconstruction d'un mouvement gaulliste qui serait partenaire électoral du Modem et qui accepterait la double appartenance avec le mouvement de François Bayrou.
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 04:24

Nous avons appris hier par un communiqué que Nicolas Dupont-Aignan votera dimanche pour Nicolas Sarkozy.

Cette attitude nous déçoit et surtout nous surprend. Nous pensions que Nicolas Dupont-Aignan était l'un des seuls hommes politiques crédibles pour parler au nom du gaullisme. Il n'en est malheureusement rien. L'intérêt personnel de conserver sa place de député l'a emporté sur sa -soit disante- vision de la France qu'il prétendait défendre.

Attitude pour le moins étrange lorsqu'on se souvient des déclarations de Dupont-Aignan qui estimait que Sarkozy avait fait en sorte de l'empêcher d'avoir ses parrainages nécessaires pour être candidat au premier tour de la présidentielle. Qui aurait pu croire voir une victime soutenir au final son bourreau ?

Nicolas Dupont-Aignan perd -de par son action- toute crédibilité et légitimité pour parler au nom du gaullisme. Comment prétendre, dans son communiqué, vouloir continuer à construire ce parti gaulliste qui manque à la France alors que visiblement celui-ci ne serait rien d'autre qu'un satellite de l'UMP et qui, au final, se rallierait toujours à la droite.

Le gaullisme n'a pas de camp politique sauf celui de l'interêt général ! Se rallier à un clivage pour combattre un autre n'a rien de gaulliste. Comment un gaulliste pourrait soutenir ce projet de société proposé par Nicolas Sarkozy ? Société où régnerait la loi du plus fort. Un gaulliste ne peut pas soutenir ce genre de société qui viserait à diviser encore plus le peuple français. Un souverainiste de droite, lui, le pourrait c'est sans doute ce qu'est au final NDA. Un simple souverainiste de droite comme son ami Philippe de Villiers !

Nous regrettons que Nicolas Dupont-Aignan ne possède si ce n'est la moitié du courage de François Bayrou qui lui ne se couche pas, ne se soumet pas et reste fidèle à sa ligne d'indépendance et de refus des clivages.

Le plus gaulliste n'est pas forcément celui qu'on croit !

Nous souhaitons toutefois bonne chance à Monsieur Dupont-Aignan qui sera officiellement 'soutenu par l'UMP' lors des prochaines législatives, il a bien mérité ce soutien.

Nous l'invitons également à regarder les commentaires faits à la suite de son communiqué. Commentaires tristes mais malheureusement si réalistes !

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elysee_2007/20070503.OBS5448/liste_reactions00e5.html?l=0

 

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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /Avr /2007 21:11

Etre au centre de l'échiquier politique, ce n'est pas forcément défendre un consensus mou, un juste milieu comme on l'explique par le terme 'centrisme'. Il est facile de ne pas chercher plus loin que le bout de son nez et ne pas faire l'analyse de tout cela à l'image des guignols de l'info qui font passer les personnes du centre comme des éternels indécis incapables de prendre des décisions et préférant toujours le consensus comme cette caricature qui fait boire de l'eau tiède aux partisans de François Bayrou pour ne pas avoir à choisir entre l'eau froide et l'eau chaude.

N'importe quelle personne qui se penche sur la question au lieu de rester sur les idées préconçues, lancées par des incultes de la politique, pourra donc différer de ce qu'est l'idéologie centriste et être central c'est à dire être au centre de l'échiquier politique.

Dire aujourd'hui que François Bayrou est un centriste est une erreur. A t-on vu François Bayrou vouloir faire un juste milieu entre les idées de Madame Royal et de Monsieur Sarkozy ? A t-on vu Monsieur Bayrou vouloir marchander à la suite avec la droite ou la gauche ? François Bayrou a d'ailleurs lui même renié ce mot de 'centrisme' lors de sa conférence de presse lui préférant celui de 'central' qui désigne une force de rassemblement.

En effet si François Bayrou est au centre de l'échiquier, il n'est pas pour autant un centriste mou comme il a su nous le démontrer lors de sa campagne où il a fini par assuré l'existance de ce centre, fort et indépendant qui n'a pas de camp si ce n'est celui de l'intérêt général. Etre capable de dire oui quand une décision est bonne et non quand elle est mauvaise !

"Aujourd'hui, l'intérêt vital du pays exige de dépasser, au moins pour un temps, le clivage entre la droite et la gauche, et de retrouver les principes de la République" François Bayrou

Etre central c'est refuser le diktat des clivages politiques, les querelles partisanes et vouloir rassembler les français par delà la droite et la gauche. Etre centriste ce n'est pas vouloir briser les clivages existants mais vouloir en former un nouveaux, fonder une 3ème force et non proposer une 3ème voie qui est celle du rassemblement au centre.

Une 3ème force qui est en réalité une force d'appoint comme en Allemagne avec le FDP capable d'être une composante d'un gouvernement de droite classé alors de centre-droit ou d'un gouvernement de gauche classé alors de centre-gauche (voir de passer de l'un à l'autre) comme ce fut le cas du Parti Radical (valoisiens et radicaux de gauche unis) sous la IIIème République.

Un parti central s'ouvre naturellement à des personnes venues de la droite et de la gauche, un parti centriste repose sur des personnes issues de la même famille politique.

En choisissant de défendre un clivage on n'est pas central, en choisissant systèmatiquement et sans réflexion toujours le même camp politique on s'éloigne du centrisme.

Robien, Santini et autres ne sont pas centristes idéologiquement parlant (juste milieu entre droite et gauche) et encore moins central car refusant de dépasser les clivages. Ce sont des personnes qui sur l'échiquier sont placées au centre-droit c'est à dire à mi-chemin entre le centrisme et la droite mais restant quoi qu'il arrive une composante d'une majorité ou d'une opposition de ce côté du clivage.


La gaullisme doit reprendre sa place d'origine

Roger Frey nous décrit parfaitement la position du gaullisme politique originel

"Des hommes et des femmes appartenant à des familles politiques différentes attendent que nous leur fassions signe. Ce signe ne tardera pas, et nous verrons alors où est le véritable parti du centre, d'un centre qui ne sera pas le marais où on prétend nous faire patauger"

L'excellent site de Laurent de Boissieu (http://gaullisme.free.fr/DroiteGauche.htm) nous explique également le positionnement du gaullisme sous Charles de Gaulle:
Sous Charles de Gaulle le gaullisme se positionnait au centre de l'échiquier politique, entre la gauche (PCF, SFIO) et la droite (CNIP)

Le premier parti central, d'après guerre, en France ne fut-il pas le Rassemblement du Peuple Français du général de Gaulle ? Puis ses successeurs jusqu'au départ de de Gaulle qui conduisit à la droitisation du mouvement gaulliste ?

De Gaulle lui même proche de la démocratie chrétienne avant guerre -comme on l'a si bien expliqué ( http://gaullisme.et.democratie.over-blog.com/article-6063960.html )- n'avait-il pas dit un jour "Etre Gaulliste c'est être de gauche et de droite à la fois", "Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable." ?

L'accession de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP est finalement une chance, celle de voir le gaullisme de convictions reprendre enfin sa place d'origine au centre de la vie politique.


Giscard ni central, ni centriste

Contrairement à la légende, Valérie Giscard D'Estaing n'a jamais été ni au centre, ni un centriste, ni même un démocrate-chrétien. Il commence sa carrière au sein de Centre National des Indépendants et Paysans d'Antoine Pinay, le principal parti de droite de l'époque -un parti conservateur-libéral- puis fonda à la suite du départ de ce mouvement de la majorité gaulliste, les "Républicains Indépendants " 'RI' (qui deviendra plus tard Démocratie Libérale sous la présidence d'Alain Madelin).

L'UDF Giscardienne, centriste ? Pas du tout, fondée pour concurencer le RPR, l'UDF était composée à l'époque de partis centristes (Centre des Démocrates Sociaux, Parti Radical et Parti Social-Démocrate) et de la droite non gaulliste (Parti Républicain et Clubs Perspectives et Réalités) raison pour laquelle cette UDF ne pouvait pas s'ouvrir emprisonnant par cette union les partis centristes de l'époque dans une alliance obligatoire avec la droite afin de renforcer le bipartisme.
Le courant centriste de l'échiquier politique disparaît alors.


La position de Valérie Giscard D'Estaing est d'ailleurs très bien expliquée par le gaulliste Jacques Chaban-Delmas lors de la présidentielle de 1974.

Jacques Chaban-Delmas: il se passe depuis une quinzaine de jours en France un phénomène très important et très grave Mr Giscard D'Estaing est entrain de ressusciter la droite. Alors elle est badigeonnée, elle est ripolinée elle a l'air d'avoir l'âge de son champion alors qu'en réalité elle a l'âge de son ministère. Et alors il se passe ceci, c'est qu'elle se dresse en forteresse d'un côté d'où un antagonisme et c'est la qu'est le danger.

Le général de Gaulle avec son génie avait absorbé cette droite enfin, disons qu'il l'avait neutralisé et voila que Mr Giscard D'Estaing la ramène en pull over.

J'ai vu hier l'affrontement entre Mr Giscard D'Estaing et Mr Mitterrand c'était vraiment l'opposition des classes l'une contre l'autre et c'est précisément ce que le gaullisme a su éviter et c'est ce qu'il faut coute que coute éviter et c'est pour cela que je suis candidat.


La famille naturelle de Giscard D'Estaing est la droite, aux côtés de Sarkozy il retrouve donc les racines qu'il avait essayé de dissimuler depuis son accession à l'Elysée. (Il faut rappeler qu'il était à la droite du général de Gaulle et non à sa gauche comme certains laissaient entendre)

L'UDF d'aujourd'hui est l'héritière du MRP, du centre et certainement pas de ce parti de droite qu'était celui des Républicains Indépendants. L'heure est venue au renouveau, celui ci s'engage avec la création de ce nouveau parti qui souhaite dépasser le centrisme pour devenir central. 


Peut-on passer de centriste à central ?

Bien évidemment c'est même le chemin le plus facile car passant d'un centre mou, force d'appoint d'un gouvernement , à un centre fort qui serait l'acteur principal d'un rassemblement
François Bayrou nous en a donné la preuve. Espérons qu'il reste fidèle à cette ligne de rassemblement par delà les clivages et ne retombe pas dans les travers du centrisme.

"Etre centriste c'est accepter de s'adapter aux autres, être central c'est encourager les autres à s'adapter dans l'optique de transcender les clivages"

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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /Avr /2007 06:05

Nous, gaullistes, néo-gaullistes, radicaux et écologistes, en un mot 'Républicains' issus de droite, de gauche ou d'ailleurs, avons fait le choix d'appeler à voter pour la candidature de François Bayrou. Devant la situation actuelle et l'enjeu de cette présidentielle aucun autre choix ne nous semblait plus évident.

Face à la bipolarisation qui s'installe et qui est renforcée par l'attitude de division du peuple français qu'incarnent aussi bien Nicolas Sarkozy que Ségolène Royal, nous approuvons le rassemblement par delà les clivages défendu par François Bayrou et que la grande majorité des français souhaitent.

Les programmes des uns et des autres nous confortent dans ce choix bien pesé et réfléchi.

-Nicolas Sarkozy, en digne représentant d'une droite dite décomplexée, défend une vision politique contraire à ce que nos valeurs ont toujours incarné, des positions et propos que nous avons toujours combattus: Discrimination positive; réforme de la laïcité; libéralisme économique; amalgame immigration-identité nationale; critiques envers la position de la France lors du conflit irakien; politique internationale pro-atlantiste; volonté de nier le vote du peuple français sur le Traité de Constitution Européenne; déterminisme génétique.

Comment les républicains que nous sommes pourraient accepter de telles positions dont certaines sont contraires aux valeurs humanistes de la France ainsi qu'un programme qui agravera et accentuera la division du peuple français ?

-Ségolène Royal, quant-à-elle, nous fait part d'un vaste programme qui, au vu de son contenu, nous laisse préjager une augmentation considérable de la dette de notre pays et un dangereux conservatisme concernant les réformes pourtant nécessaires pour l'avenir de la France.


La politique ne se fait pas à base de démagogie électoraliste, de clientèlisme, mais de projets réalisables en fonction de la situation et des possibilités réelles de notre pays.

Nous gaullistes, néo-gaullistes, radicaux et écologistes, approuvons les positions prises par François Bayrou: Refus de la bipolarisation politique; pragmatisme et rejet à la fois du socialisme écrasant et du libéralisme inhumain; refus de toute forme de discrimination et de la réforme de la loi sur la laïcité; maintien du siège permanent et du droit de veto de la France au Conseil de Sécurité des Nations Unies; indépendance vis-à-vis des USA; non entrée de la Turquie dans l'Union Européenne; attachement à nos services publics et à notre modèle social; politique de stabilisation puis de baisse de la dette publique; association du progrès économique et de la justice sociale; souci constant de défendre notre environnement; dose de proportionnelle aux législatives; consultation par référendum pour la ratification de tout traité européen.

Il est plus que jamais essentiel d'allier l'économie, l'écologie et la démocratie avec le social.

Pour toutes ces raisons, le club "Gaullisme et Démocratie", les fondateurs des sites et blogs ci-dessous ainsi que nombreux millitants -réunis en collectif Républicain- ont decidé de lancer un appel aux Français qui partagent leurs valeurs et leur vision de la France à voter les 22 avril et 6 mai prochain pour François Bayrou.



http://gaullisme.et.democratie.over-blog.com/article-6414809.html
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
http://umpavecbayrou.over-blog.com/
http://visionfuture.over-blog.com/
http://civicite.free.fr/
http://l-ile-de-france-avec-villepin.over-blog.com/

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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /Avr /2007 22:23
Nous ne pouvons que souligner ce diagnostique réalisé par nos collègues républicains de Force Social-Démocrate. http://force.social-democrate.over-blog.com

En effet voter pour Royal, pour Le Pen ou pour un petit candidat signifie faire élire volontairement Nicolas Sarkozy en toute connaissance de cause.

Les gaullistes, qui naturellement, ne souhaitent pas voir le candidat de la droite berlusconienne française l'emporter et appliquer sa politique anti-gaulliste -libéralisme, communautarisme, division du peuple français, atlantisme, discrimination, reniement de la souveraineté populaire- se doivent, par fidèlité à nos valeurs à la mémoire du général de Gaulle, de voter en faveur du seul candidat capable de le battre.

Nous ne pouvons que déplorer le ralliement de ces quelques gaullistes qui préférent avant tout favoriser leur soit disant camp que leurs convictions et leur fidèlité à l'homme du 18 juin. Le gaullisme, le véritable, n'a jamais eu de camp si ce n'est celui de la France et celui de son peuple que ne saurait incarner Nicolas Sarkozy !

Voter Bayrou ce n'est pas forcément un vote de conviction, c'est surtout un vote de refus, celui de voir la vraie droite -celle qui n'aime pas le peuple, celle qui n'aime que l'argent et qui ne favorise que les 'copains'- arrivée à la tête de notre pays.

Nous appelons ceux qui ne veulent pas de cette droite -qui pour des dollars serait prête à vendre son âme et son pays, cette droite pour qui le patriotisme n'est qu'une façade pour masquer la réalité des choses- de ne pas gâcher leur vote inutilement. Le seul candidat capable de nous préserver de cette droite -que le général de Gaulle avait réussi à neutraliser- est François Bayrou.

Dimanche pour faire barrage à cette droite votez utile en la personne de François Bayrou, le seul capable de faire barrage à Nicolas Sarkozy et de nous épargner de cette dangereuse droitisation de notre pays !
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 20:02
 
MANIFESTE DES 55 %

Les 55 % de Français qui ont voté non au projet de constitution européenne ne sauraient se satisfaire d'une situation où les trois candidats en mesure de l'emporter à la prochaine élection présidentielle se trouvent dans le camp du « oui ». Encore moins les gaullistes et les républicains que nous sommes.

Comment ne pas voir dans cette situation paradoxale un succès de la nouvelle oligarchie des médias et de la finance, alliée à des forces internationales décidées à faire disparaître l' « exception française » ?
Comment ne pas y voir surtout la prise en otage de l'élection présidentielle par les grands partis, à l'inverse de ce qu'avait voulu le fondateur de la Ve République ?

Mais la politique ne consiste pas, au moment d'une grande échéance nationale, à se retirer sur l'Aventin. Désireux de peser malgré tout sur la future élection, nous avons décidé de voter et d'appeler à voter pour François Bayrou. Sa culture politique d'origine est certes très différente de la nôtre. Mais l'histoire n'est-elle une recomposition permanente des sensibilités en fonction des événements et des enjeux ?

Les convictions européennes de François Bayrou, ne sont pas davantage les nôtres. Nous ne pensons pas pour notre part qu'il puisse y avoir de vraie démocratie hors du cadre national. Et même si l'on approuve le principe de politiques européennes communes, nous pensons que celles qui sont effectivement conduites aujourd'hui à l'initiative de la Commission de Bruxelles et de la BCE : euro fort, libre échange généralisé, refus des politique industrielles, destruction du service public, centralisme normatif, sont désastreuses pour les peuples d'Europe.

Même s'il n'existe pas de différence de fond entre les trois « grands candidats » quant au projet européen, nous pensons cependant que François Bayrou a, mieux que les autres, perçu l'ampleur de l'exaspération populaire qui s'exprime aujourd'hui et la profondeur de la crise de confiance qui sépare le peuple de France de ses élites politiques.
Son engagement de ne prendre aucune initiative européenne sans la soumettre à référendum montre qu'il a compris qu'il ne saurait être d'Europe qui vaille sans adhésion populaire légitimée par le suffrage universel.

De même, François Bayrou s'est déclaré opposé à l'abandon du siège de la France au Conseil de sécurité au profit de l'Union européenne : c'est une position que nous approuvons ; sans le droit de veto de la France à l'ONU, la France n'aurait pu peser comme elle l'a fait face à la guerre d'Irak.

Son projet d'introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives et de rétablir l'indépendance des grands médias est par ailleurs conforme à l'esprit de nos institutions.

La présence de François Bayrou au second tour, après le référendum de 2005, apparaîtrait, dans la crise que traverse notre pays, comme un salutaire électrochoc.

L'intéressé, sur la lancée de la campagne qu'il a mené jusqu'ici, doit cependant aller clairement à la rencontre des millions de Français qui ont rejeté en 2005 une certaine Europe : celle de la technocratie, de l'ultralibéralisme et de la désindustrialisation.

Ne s'appuyant pas sur une formation politique de premier plan, prenant à parti le système et proclamant son intention de rassembler les Français par-delà la droite et la gauche, François Bayrou s'inscrit dans la logique de l'élection du président de la République au suffrage universel.
Tous ceux qui ne veulent pas enfermer le débat politique français dans la fausse bipolarité UMP/PS, ni ne souhaitent un nouveau et stérile 21 avril, auront à cœur de favoriser son succès.

Elizabeth Altschull, enseignante, essayiste ; Guy Bois, historien ; François Gaudu, professeur de droit ; Patrick Guiol, politiste, Roland Hureaux, haut fonctionnaire, essayiste ; Claude Rochet, professeur de gestion.

Contact, signatures : fgauealt@easynet.fr

http://www.marianne2007.info/Pourquoi-nous-voterons-Bayrou_a1114.html
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"La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français comme de tout temps, ressentent en eux des courants. ...Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable."


Charles de Gaulle, 15/12/1965

 

 

"Le gaullisme ce n'est pas la main mise sur l'état d'un clan ou bien encore d'un groupe de technocrates conservateurs, c'est un vaste rassemblement"

Jacques Chaban-Delmas, présidentielle 1974



"Des hommes et des femmes appartenant à des familles politiques différentes attendent que nous leur fassions signe. Ce signe ne tardera pas, et nous verrons alors où est le véritable parti du centre, d'un centre qui ne sera pas le marais où on prétend nous faire patauger"


Roger Frey, 28/02/1965

 


"Nous refusons tout autant le programme démagogique de la gauche socialo-communiste que les solutions de la droite conservatrice, orthodoxe, classique, avec laquelle nous sommes pour l'instant associés dans la majorité"


Jacques Chirac, discours de Metz, 20/10/1977


 

"Pour me faire élire jamais je ne crierai << Vive la démagogie >>, avec vous je crierai << Vive la démocratie >>.

Pour me faire élire jamais je ne crierai << Vive tel parti >>, << Vive tel autre parti >>, << Vive les combinaisons >>, avec vous je crierai << Vive la République >>.

Pour me faire élire jamais je ne crierai << Vive le libéralisme >>, << Vive le socialisme >>, << Vive le communisme >>, << Vive la facilité >>, << Vive l'illusion >> ou << Vive l'imposture >> avec vous je crierai <<Vive l'effort >>, << Vive l'espoir >>, << Vive la France >>"

"Il n'y a pas un peuple de droite et un peuple de gauche, il y a un peuple français solidaire devant son destin"


Michel Debré, présidentielle 1981

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