Présentation

Il a dit:

"Le rôle du président de la République, c'est de penser à tous les français au lieu de penser à son camp" François Bayrou

 

"J'ai un rêve, le rassemblement du peuple français, comme l'avait fait le général à la libération et en 1958 !" François Bayrou

 

"Je suis persuadé qu'on peut faire travailler ensemble des socialistes ouverts, des gaullistes, autour d'une force du centre qui assumera elle aussi sa personnalité" François Bayrou

 

"Aujourd'hui, l'intérêt vital du pays exige de dépasser, au moins pour un temps, le clivage entre la droite et la gauche, et de retrouver les principes de la République" François Bayrou

 

 "Je serai le président qui mobilisera les ressources de notre grand pays. Je serai le président qui réunira les français pour les faire vivre ensemble au lieu de les opposer.

Quand les choses vont mal, un peuple divisé est impuissant, un peuple réuni peut tout. C'est maintenant que cela va se décider" François Bayrou

 

 

 

 

 

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Samedi 28 avril 2007

Etre au centre de l'échiquier politique, ce n'est pas forcément défendre un consensus mou, un juste milieu comme on l'explique par le terme 'centrisme'. Il est facile de ne pas chercher plus loin que le bout de son nez et ne pas faire l'analyse de tout cela à l'image des guignols de l'info qui font passer les personnes du centre comme des éternels indécis incapables de prendre des décisions et préférant toujours le consensus comme cette caricature qui fait boire de l'eau tiède aux partisans de François Bayrou pour ne pas avoir à choisir entre l'eau froide et l'eau chaude.

N'importe quelle personne qui se penche sur la question au lieu de rester sur les idées préconçues, lancées par des incultes de la politique, pourra donc différer de ce qu'est l'idéologie centriste et être central c'est à dire être au centre de l'échiquier politique.

Dire aujourd'hui que François Bayrou est un centriste est une erreur. A t-on vu François Bayrou vouloir faire un juste milieu entre les idées de Madame Royal et de Monsieur Sarkozy ? A t-on vu Monsieur Bayrou vouloir marchander à la suite avec la droite ou la gauche ? François Bayrou a d'ailleurs lui même renié ce mot de 'centrisme' lors de sa conférence de presse lui préférant celui de 'central' qui désigne une force de rassemblement.

En effet si François Bayrou est au centre de l'échiquier, il n'est pas pour autant un centriste mou comme il a su nous le démontrer lors de sa campagne où il a fini par assuré l'existance de ce centre, fort et indépendant qui n'a pas de camp si ce n'est celui de l'intérêt général. Etre capable de dire oui quand une décision est bonne et non quand elle est mauvaise !

"Aujourd'hui, l'intérêt vital du pays exige de dépasser, au moins pour un temps, le clivage entre la droite et la gauche, et de retrouver les principes de la République" François Bayrou

Etre central c'est refuser le diktat des clivages politiques, les querelles partisanes et vouloir rassembler les français par delà la droite et la gauche. Etre centriste ce n'est pas vouloir briser les clivages existants mais vouloir en former un nouveaux, fonder une 3ème force et non proposer une 3ème voie qui est celle du rassemblement au centre.

Une 3ème force qui est en réalité une force d'appoint comme en Allemagne avec le FDP capable d'être une composante d'un gouvernement de droite classé alors de centre-droit ou d'un gouvernement de gauche classé alors de centre-gauche (voir de passer de l'un à l'autre) comme ce fut le cas du Parti Radical (valoisiens et radicaux de gauche unis) sous la IIIème République.

Un parti central s'ouvre naturellement à des personnes venues de la droite et de la gauche, un parti centriste repose sur des personnes issues de la même famille politique.

En choisissant de défendre un clivage on n'est pas central, en choisissant systèmatiquement et sans réflexion toujours le même camp politique on s'éloigne du centrisme.

Robien, Santini et autres ne sont pas centristes idéologiquement parlant (juste milieu entre droite et gauche) et encore moins central car refusant de dépasser les clivages. Ce sont des personnes qui sur l'échiquier sont placées au centre-droit c'est à dire à mi-chemin entre le centrisme et la droite mais restant quoi qu'il arrive une composante d'une majorité ou d'une opposition de ce côté du clivage.


La gaullisme doit reprendre sa place d'origine

Roger Frey nous décrit parfaitement la position du gaullisme politique originel

"Des hommes et des femmes appartenant à des familles politiques différentes attendent que nous leur fassions signe. Ce signe ne tardera pas, et nous verrons alors où est le véritable parti du centre, d'un centre qui ne sera pas le marais où on prétend nous faire patauger"

L'excellent site de Laurent de Boissieu (http://gaullisme.free.fr/DroiteGauche.htm) nous explique également le positionnement du gaullisme sous Charles de Gaulle:
Sous Charles de Gaulle le gaullisme se positionnait au centre de l'échiquier politique, entre la gauche (PCF, SFIO) et la droite (CNIP)

Le premier parti central, d'après guerre, en France ne fut-il pas le Rassemblement du Peuple Français du général de Gaulle ? Puis ses successeurs jusqu'au départ de de Gaulle qui conduisit à la droitisation du mouvement gaulliste ?

De Gaulle lui même proche de la démocratie chrétienne avant guerre -comme on l'a si bien expliqué ( http://gaullisme.et.democratie.over-blog.com/article-6063960.html )- n'avait-il pas dit un jour "Etre Gaulliste c'est être de gauche et de droite à la fois", "Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable." ?

L'accession de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP est finalement une chance, celle de voir le gaullisme de convictions reprendre enfin sa place d'origine au centre de la vie politique.


Giscard ni central, ni centriste

Contrairement à la légende, Valérie Giscard D'Estaing n'a jamais été ni au centre, ni un centriste, ni même un démocrate-chrétien. Il commence sa carrière au sein de Centre National des Indépendants et Paysans d'Antoine Pinay, le principal parti de droite de l'époque -un parti conservateur-libéral- puis fonda à la suite du départ de ce mouvement de la majorité gaulliste, les "Républicains Indépendants " 'RI' (qui deviendra plus tard Démocratie Libérale sous la présidence d'Alain Madelin).

L'UDF Giscardienne, centriste ? Pas du tout, fondée pour concurencer le RPR, l'UDF était composée à l'époque de partis centristes (Centre des Démocrates Sociaux, Parti Radical et Parti Social-Démocrate) et de la droite non gaulliste (Parti Républicain et Clubs Perspectives et Réalités) raison pour laquelle cette UDF ne pouvait pas s'ouvrir emprisonnant par cette union les partis centristes de l'époque dans une alliance obligatoire avec la droite afin de renforcer le bipartisme.
Le courant centriste de l'échiquier politique disparaît alors.


La position de Valérie Giscard D'Estaing est d'ailleurs très bien expliquée par le gaulliste Jacques Chaban-Delmas lors de la présidentielle de 1974.

Jacques Chaban-Delmas: il se passe depuis une quinzaine de jours en France un phénomène très important et très grave Mr Giscard D'Estaing est entrain de ressusciter la droite. Alors elle est badigeonnée, elle est ripolinée elle a l'air d'avoir l'âge de son champion alors qu'en réalité elle a l'âge de son ministère. Et alors il se passe ceci, c'est qu'elle se dresse en forteresse d'un côté d'où un antagonisme et c'est la qu'est le danger.

Le général de Gaulle avec son génie avait absorbé cette droite enfin, disons qu'il l'avait neutralisé et voila que Mr Giscard D'Estaing la ramène en pull over.

J'ai vu hier l'affrontement entre Mr Giscard D'Estaing et Mr Mitterrand c'était vraiment l'opposition des classes l'une contre l'autre et c'est précisément ce que le gaullisme a su éviter et c'est ce qu'il faut coute que coute éviter et c'est pour cela que je suis candidat.


La famille naturelle de Giscard D'Estaing est la droite, aux côtés de Sarkozy il retrouve donc les racines qu'il avait essayé de dissimuler depuis son accession à l'Elysée. (Il faut rappeler qu'il était à la droite du général de Gaulle et non à sa gauche comme certains laissaient entendre)

L'UDF d'aujourd'hui est l'héritière du MRP, du centre et certainement pas de ce parti de droite qu'était celui des Républicains Indépendants. L'heure est venue au renouveau, celui ci s'engage avec la création de ce nouveau parti qui souhaite dépasser le centrisme pour devenir central. 


Peut-on passer de centriste à central ?

Bien évidemment c'est même le chemin le plus facile car passant d'un centre mou, force d'appoint d'un gouvernement , à un centre fort qui serait l'acteur principal d'un rassemblement
François Bayrou nous en a donné la preuve. Espérons qu'il reste fidèle à cette ligne de rassemblement par delà les clivages et ne retombe pas dans les travers du centrisme.

"Etre centriste c'est accepter de s'adapter aux autres, être central c'est encourager les autres à s'adapter dans l'optique de transcender les clivages"

Par Gaullisme et Démocratie - Publié dans : Gaullisme
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"La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français comme de tout temps, ressentent en eux des courants. ...Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela c’est une erreur nationale impardonnable."


Charles de Gaulle, 15/12/1965

 

 

"Le gaullisme ce n'est pas la main mise sur l'état d'un clan ou bien encore d'un groupe de technocrates conservateurs, c'est un vaste rassemblement"

Jacques Chaban-Delmas, présidentielle 1974



"Des hommes et des femmes appartenant à des familles politiques différentes attendent que nous leur fassions signe. Ce signe ne tardera pas, et nous verrons alors où est le véritable parti du centre, d'un centre qui ne sera pas le marais où on prétend nous faire patauger"


Roger Frey, 28/02/1965

 


"Nous refusons tout autant le programme démagogique de la gauche socialo-communiste que les solutions de la droite conservatrice, orthodoxe, classique, avec laquelle nous sommes pour l'instant associés dans la majorité"


Jacques Chirac, discours de Metz, 20/10/1977


 

"Pour me faire élire jamais je ne crierai << Vive la démagogie >>, avec vous je crierai << Vive la démocratie >>.

Pour me faire élire jamais je ne crierai << Vive tel parti >>, << Vive tel autre parti >>, << Vive les combinaisons >>, avec vous je crierai << Vive la République >>.

Pour me faire élire jamais je ne crierai << Vive le libéralisme >>, << Vive le socialisme >>, << Vive le communisme >>, << Vive la facilité >>, << Vive l'illusion >> ou << Vive l'imposture >> avec vous je crierai <<Vive l'effort >>, << Vive l'espoir >>, << Vive la France >>"

"Il n'y a pas un peuple de droite et un peuple de gauche, il y a un peuple français solidaire devant son destin"


Michel Debré, présidentielle 1981

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