Dimanche 18 mars 2007
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Depuis quelques temps on aperçoit des critiques nous disant 'des gaullistes soutenir un démocrate chrétien c'est contre nature'. Il est pourtant facile de se
renseigner sur les rapports entre le gaullisme et la démocratie chrétienne, c'est ce que nous venons tout juste de faire.
En cherchant bien vous tomberez facilement sur cet article du très bon site de Laurent de Boissieu, le centre d'information sur le gaullisme. Voici donc
cette partie intitulée 'Origine politique de Charles de Gaulle'
La réalité est loin de ce qu'on a voulu nous laisser croire !
Origine politique de Charles de Gaulle
L'appartenance, dans les années trente, de Charles de Gaulle à la mouvance politique de la démocratie chrétienne et philosophique du personnalisme chrétien est souvent méconnue. Elle est pourtant
décisive dans la formation et la compréhension du tercérisme gaulliste. Charles de Gaulle fréquente en effet quatre lieux rattachés à cette mouvance.
Charles de Gaulle participe tout d'abord à des réunions et à des colloques de la Jeune République, résurgence politique après sa condamnation par Pie X du mouvement d’action catholique créé par
Marc Sangnier, le Sillon.
La Jeune République représente l'aile gauche de la démocratie chrétienne et soutient les gouvernements de gauche du Front Populaire.
C’est ensuite le lieutenant-colonel de Gaulle qui ordonne et conclut, anonymement, les débats organisés par le quotidien L'Aube entre le 7 et le 23 novembre 1933 sur les armées de conscription ou
de métier.
Fondé en 1932 et dirigé par Francisque Gay (issu du Sillon), L'Aube est en effet un point de rencontre entre les membres des partis politiques (Parti Démocrate Populaire et Parti de la Jeune
République) et des syndicats (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens) qui se réclament de la démocratie chrétienne.
Charles de Gaulle s’abonne également à Sept, hebdomadaire créé en mars 1934 par les éditions dominicaines du Cerf dans le prolongement de la condamnation de l’Action Française par Pie XI.
Situé à l’aile la gauche de la démocratie chrétienne, Sept se saborde cependant en août 1937 à la demande de sa hiérarchie, après les dénonciations successives dont il a fait l’objet de la part
des catholiques de droite et des évêques italiens et espagnols. Un groupe de laïcs assure toutefois à partir de novembre 1937 l’héritage légué par Sept en publiant l’hebdomadaire Temps présent,
avec pour directeur de la rédaction Stanislas Fumet.
Abonné à Temps présent, Charles de Gaulle adhère également aux Amis de Temps présent, cercle militant des lecteurs de l’hebdomadaire. Dans son dernier numéro de juin 1940 Temps Présent salue
ainsi la nomination de Charles de Gaulle au poste de sous-secrétaire d'État à la guerre dans le gouvernement de Paul Reynaud à travers un texte intitulé "Les Amis de Temps présent à
l’honneur".
Enfin, Charles de Gaulle fréquente les membres du groupe de réflexion personnaliste L’Ordre Nouveau, participant en 1934-1935 à certaines de ses réunions. Créé en 1930 par Alexandre
Marc-Lipiansky, avec Arnaud Dandieu et Robert Aron, L’Ordre Nouveau publie de mai 1933 à septembre 1938 une revue éponyme dont le premier numéro définit ainsi la démarche : "Contre le désordre
capitaliste et l’oppression communiste, contre le nationalisme homicide et l’internationalisme impuissant, contre le parlementarisme et le fascisme, L’Ordre nouveau met les institutions au
service de la personnalité et subordonne l’État à l’homme".
Charles de Gaulle est entré en relation avec L’Ordre Nouveau par l’intermédiaire d’Henri Daniel-Rops (Henri Petiot), qui collabore également aux hebdomadaires Sept et Temps nouveau. C’est
également à la demande d’Henri Daniel-Rops que Charles de Gaulle entreprend la publication de ses études historiques sur l'armée française. Il publie ainsi en 1938 La France et son armée aux
Éditions Plon, dans la collection "Présences", dirigée depuis 1935 par Henri Daniel-Rops.
Si gaullisme et démocratie-chrétienne convergent sur la doctrine sociale, ils divergent cependant rapidement quant à la conception de la Nation : l'unitarisme et le souverainisme des gaullistes
s'oppose au fédéralisme des démocrates-chrétiens et des personnalistes.
http://gaullisme.free.fr/DroiteGauche.htm
Nous devons bien étudier le cas de la démocratie chrétienne avant de juger que ses partisans soient anti-gaullistes. La réalité est que les démocrates chrétiens et les gaullistes se sont opposées
par périodes (1946-1958) et (1962-1969).
Comme vous le voyez le MRP usait de la croix de Lorraine comme emblème. Il fut d'ailleurs le 1er parti à l'utiliser et à se revendiquer à la libération comme le parti de la fidélité au général de
Gaulle jusqu'à ce que l'histoire ne les sépare puis les rassemble.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_r%C3%A9publicain_populaire
http://www.amicalemrp.org/
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A lire aussi: Bayrou et le Gaullo-centrisme
http://www.blogg.org/blog-57689-billet-_bayrou_et_le_gaullo_centrisme__source___marianne_paru_le_25_janvier_-528890.html
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